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dimanche 27 janvier 2013

Drogue : le danger c'est la banalisation



Le débat est loin d'être clôt sur la controverse entourant la mise en place de salles de shoot. Il ne le sera probablement jamais car il n'y a pas là de solution qui puisse tenir la route à long terme. Ce n'est qu'une solution palliative, tout comme les "soins" prodigués aux toxicomanes dans les structures de soin en psychiatrie qui au dire des intéressés eux-même engendre des problèmes pires que le problème lui-même puisque qu'il ne s'agit que de drogues de substitutions.

Bien sûr qu'il faut s'occuper des ces personnes qui souffrent. Car c'est cela qu'entraîne l'univers de la drogue : de la souffrance tant pour la personne elle-même que pour ses proches. Cependant, il semble qu'il n'y ait pas non plus de véritable volonté de rechercher des solutions qui passeraient par un véritable sevrage et une remise sur pied de la personne et qu'elle ne soit pas obligée de recevoir un traitement à vie avec des drogues légales peut-être, mais extrêmement dangereuses.

Il faut connaître un peu l'histoire pour savoir que l’héroïne a été fabriquée pour la première fois en 1898 par la compagnie pharmaceutique allemande Bayer. Elle a été commercialisée pour traiter la tuberculose et remédier à une dépendance vis-à vis de la morphine. Dès 1950, aux Etat-Unis, on se drogue à l'opium. La "solution" est alors de fournir aux toxicomanes un substitut moins puissant et supposé "sans risque de dépendance" : la morphine. Mais la dépendance à la morphine va se révéler un problème bien plus important que celui de la dépendance à l'opium.

Tout comme pour l'opium on propose alors de remplacer la morphine par l’héroïne  un "substitut soi-disant inoffensif " qui se révèle en fait pire que la morphine. L'héroïne à son tour va entraîner l'apparition d'un substitut "sans dépendance" connu aujourd'hui sous le nom de méthadone. 

Développée en 1937 par des scientifiques allemands dans le cadre de leur recherche de nouveaux anti douleurs pour la chirurgie, elle est exportée aux Etats-Unis sous le nom de "Dolophine" en 1947. Cette drogue rebaptisée méthadone, va très vite être largement utilisée comme traitement de substitution à l’héroïne  Malheureusement, l'expérience montre qu'elle crée une dépendance encore plus forte.

Ce qui précède est tiré du livret sur l'héroine que vous pouvez consulter ici :
http://fr.drugfreeworld.org/drugfacts/heroin.html

Cette étiquette "sans danger", "sans risque", véhiculée par l'image médicalisée de chaque nouvelle substance de substitution a amené une banalisation du produit et celui-ci se répand dans la société avant que l'on ne s’aperçoive qu'il est aussi dangereux, sinon plus que le précédent.
Actuellement c'est la méthadone qui fait l'objet de tractations dans les rues, hors du circuit médical. Va-t-on devoir encore inventer une nouvelle drogue pour pouvoir traiter la méthadone ?

On me dira que l’héroïne ne concerne qu'une frange réduite de la population. C'est possible, mais ce que l'on ne dit pas c'est que le manque d'éducation différenciée dans ce domaine que ce soient chez les ados ou chez leurs parents et encore plus chez les plus jeunes, entraîne une confusion et un amalgame entre toutes les drogues et cela devient moins grave de se droguer puisqu'on à l'illusion qu'il y a des traitements efficaces et que ce n'est pas si grave puisqu'il y a des endroits ou l'on permet aux gens de venir se droguer ouvertement.

Donc le problème et le défi posé n'est pas tellement "salle de shoot ou pas" à la limite, mais ce qu'on est disposé à investir en terme d'éducation véritable et suivie sur le sujet et également ce que l'on est disposé à investir en terme de réhabilitation réelle et efficace sans se soumettre à des intérêts privés et sans avoir honte de rechercher de par le monde les programmes qui ont faits leurs preuves en termes de vies sauvées et réellement débarrassées des drogues.

La Fondation pour un monde sans drogue propose des supports éducatifs, déjà utilisés dans certaines parties du monde pour éduquer les scolaires, les enseignants, les officiers de police. Dans certaines villes les livrets sont diffusés par les officiers de police et les commerçants. Pour plus de détails sur les résultats, contacter la Fondation pour un Monde sans Drogue http://fr.drugfreeworld.org/contact.html


Vous trouverez les livrets en lecture et en téléchargement sur ce blog ainsi que les clips vidéos qui vont avec.  Vous les trouvez aussi sur le site de la Fondation pour un monde sans drogue  avec les plans de leçon et les vidéos de témoignages vécus accompagnant chaque livret :

http://fr.drugfreeworld.org/takeaction/educators.html


Commandez les matériaux qui sont gratuits et étudiez-les puis voyez comment vous pouvez les utiliser autour de vous pour sauver des vies n'en doutez pas. N'hésitez pas à demander conseil si nécessaire.

Pour obtenir davantage d’informations sur les actions de l’association ou pour télécharger ou recevoir gratuitement ses publications, visitez le site internet : www.nonaladrogue.org Contact presse : Robert Galibert au             06 20 51 17 57    
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